imprimer

Inscription à la newsletter

Soutenance de thèse - Valentin Vinoles

Retour à l'accueil - Toutes les actualités

 

Jeudi 8 septembre 2016, Valentin Vinoles, doctorant à l'UMA, a soutenu sa thèse intitulée "Problèmes d'interface en présence de métamatériaux : modélisation, analyse et simulations".

 

Cette thèse a été effectuée sous la direction de Sonia Fliss et Patrick Joly, enseignants-chercheurs à l'UMA.

Résumé :


Nous nous intéressons à des problèmes de transmission entre diélectriques et métamatériaux, milieux présentant des propriétés électromagnétiques inhabituelles comme des caractéristiques effectives négatives à certaines fréquences. Par exemple, ces milieux peuvent être construits comme des assemblages périodiques de microstructures résonantes et dans ce cas la théorie de l’homogénéisation permet de justifier mathématiquement ces propriétés effectives. En régime harmonique et dans des géométries à variables séparables, des calculs analytiques peuvent être menés. Ils révèlent dans des cas dits critiques des difficultés mathématiques : les solutions n’ont pas la régularité standard, voire le problème peut être mal posé.

La première partie étudie ces problèmes de transmission en régime temporel pour lequel les métamatériaux sont modélisés par des modèles dispersifs (modèle de Drude ou de Lorentz). Les difficultés résident dans le choix d’un schéma de discrétisation mais surtout dans la construction de conditions absorbantes. La méthode retenue ici est celle des Perfectly Matched Layers (PMLs). Comme les PMLs classiques sont instables pour ces modèles du fait de la présence d’ondes inverses, nous proposons une nouvelle classe de PMLs pour lesquelles nous menons une analyse de stabilité. Cette dernière permet de construire des PMLs stables. Elles sont ensuite utilisées pour simuler le comportement en temps long d’un problème de transmission; nous illustrons alors le fait que le principe d’amplitude limite peut être mis en défaut en raison de résonances d’interface.

La deuxième partie vise à pallier ces phénomènes d’interface en régime harmonique en revenant sur le processus d’homogénéisation classique, pour un milieu dissipatif. Pour des problèmes de transmission, il est connu que les modèles issus de cette méthode perdent en précision du fait de la présence de couches limites à l’interface. Nous proposons un modèle enrichi au niveau de l’interface. En combinant la méthode d’homogénéisation double-échelle et celle des développements asymptotiques raccordés, nous construisons des conditions de transmission non standards faisant intervenir des opérateurs différentiels le long de l’interface. Le calcul de ces conditions nécessite la résolution de problèmes de cellule et de problèmes non standards posés dans des bandes périodiques infinies. Une analyse d’erreur confirme l’amélioration de la précision du modèle. Des simulations numériques illustrent l’efficacité de ces nouvelles conditions. Enfin, cette démarche est reproduite formellement dans le cas des matériaux à fort contraste se comportant comme des métamatériaux. Nous montrons alors que ces nouvelles conditions permettent de régulariser le problème de transmission dans les cas critiques.