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Témoignages

Nous avons interrogé quelques anciens de l’ENSTA qui ont fait une thèse après leur diplôme d’ingénieur. Voici quelques extraits de leurs réponses.

1. Pourquoi avez-vous fait un doctorat ?

"Pour préparer un diplôme reconnu au niveau international, travailler dans un environnement bien encadré offrant les meilleurs conditions (formations, laboratoires, bibliothèque, tuteurs, enseignants chercheurs,…) et pour mener un projet jusqu’au bout". (Anas Archane, ENSTA 2006, doctorat bourse Egide 2009, ingénieur de recherche industrie minière).

"Pour compléter et approfondir mes études : je trouve qu’on n’a pas le temps d’apprendre grand-chose en école, il y a trop d’heures d’enseignement sur des sujets trop différents, on ne fait que survoler des thématiques scientifiques. Parce que j’étais plus attirée par le milieu de la recherche (i.e. par le travail scientifique) que par la gestion, l’organisation (i.e. le travail administratif)". (Erell Jamelot, ENSTA 2002, doctorat bourse DGA 2005, ingénieur de recherche CEA).

"J’ai travaillé en tant qu’ingénieur de recherche pendant trois années à l’Université Complutense de Madrid, période pendant laquelle j’ai obtenu un DEA en génie des Procédés (master de recherche). En continuité avec cette expérience professionnelle, j’ai décidé de valoriser mon parcours avec un diplôme de doctorat, très reconnu dans des pays comme les Etats-Unis ou l’Allemagne, et de plus en plus dans les entreprises françaises". (Carmen Martínez Valentín-Gamazo, Ingénieur Université Complutense de Madrid 2002, doctorat bourse Cemagref-région IDF 2009, ingénieur de recherche Areva).

"Je souhaitais pouvoir approfondir des problèmes difficiles en mathématiques appliquées à la physique. Le doctorat était le bon contexte pour pouvoir effectuer ce type d’études". (Sébastien Tordeux, ingénieur ENSTA 2001, doctorat bourse DGA 2004, maître de conférences Université de Pau).

2. Qu’avez-vous retiré de cette expérience ?

"Une grande autonomie dans le travail : "si tu ne le fais pas personne ne le fera pour toi"

"Une maturité en recherche permettant de s’adapter par la suite à de nouveaux thèmes de recherche. Un gain de confiance en soi et une plus grande aisance à parler en public". (Nicolas Quaegebeur, ENSTA 2004, thèse bourse EDX 2007, ingénieur de recherche Université de Sherbrooke, Québec)

"Enormément de choses ! Tout d'abord une formation à l'esprit d'analyse et de rigueur que l'on doit avoir en tant que scientifique face aux problèmes qui nous sont posés. Ensuite une grande autonomie dans mes choix de recherche. Enfin une culture scientifique qui me permet de comprendre et d'analyser beaucoup de choses de manière différente". (Cyril Touzé, ENSTA 1997, thèse bourse MESR 2000, enseignant-chercheur ENSTA).

"L’envie de continuer dans cette voie, une curiosité scientifique accrue, des méthodes de travail. L’habitude de lire, écrire, parler en anglais. Une réelle compétence métier". (Erell Jamelot, ENSTA 2002, doctorat bourse DGA 2005, ingénieur de recherche CEA).

"Mis à part les connaissances acquises dans mon domaine de recherche, ma thèses à été une expérience unique pendant laquelle je me suis vue confrontée à toute la complexité d’un long projet de trois ans. Il faut s’organiser dés le début, structurer le travail en sous-projets avec des échéances afin de pouvoir atteindre l’objectif final. Il faut aussi savoir s’adapter aux moyens disponibles, aux contraintes de la recherche et être flexible : on peut avoir de bonnes et de mauvaises surprises qui nous mènent à devoir réorganiser tout le travail a fur et à mesure que le temps et les recherches avancent. D’autre part, j’ai eu l’opportunité de travailler avec un laboratoire de recherche (UCP à l’ENSTA) et un institut de recherche appliquée (Cemagref), ce qui m’a appris à gérer mon travail en tenant compte des expectatives de deux parts". (Carmen Martínez Valentín-Gamazo, Ingénieur Université Complutense de Madrid 2002, doctorat bourse Cemagref-région IDF 2009, ingénieur de recherche Areva).

"Tout d'abord j'ai acquis beaucoup de nouvelles connaissances et de nouveaux savoir faire (notamment en programmation). J'ai rencontré des personnes intéressantes d'un point de vue humain et scientifique, avec qui j'ai échangé et avec qui je reste à présent en interaction. Je pense aussi avoir appris à mieux m'exprimer, tant à l'oral qu'à l'écrit. Enfin ces trois années de thèse ont profondément modifié mon point de vue sur les mathématiques et la science en général". (Xavier Claeys, ENSTA 2005, doctorat bourse DGA 2008, enseignant-chercheur ISAE Toulouse).

3. Pensez-vous que cette formation vous sert dans votre vie professionnelle ?

"Cette formation me sert dans ma vie professionnelle à plusieurs niveaux. D’une part, chez Schlumberger, avoir un « PhD » est valorisé à l’embauche et permet d’accéder à des postes d’ingénieurs de recherche exclusivement pourvus à des docteurs. Ensuite, la rigueur de raisonnement mise en pratique lors du doctorat est précieuse. Enfin, la capacité à présenter un contenu clair et concis est également utile au quotidien". (Cécile Lionnet, ENSTA 2003, Thèse Cifre Renault 2006, ingénieur Schlumberger)

"Oui. On acquiert plus de capacité pour analyser les difficultés. On a une ouverture d’esprit plus développée (habitude "d’aller voir ailleurs")". (Erell Jamelot, ENSTA 2002, doctorat bourse DGA 2005, ingénieur de recherche CEA).

"En tant qu’enseignant chercheur, cette formation est indispensable et adaptée. La thèse est plus qu’une formation, c’est aussi un premier emploi".  (Sébastien Tordeux, ingénieur ENSTA 2001, doctorat bourse DGA 2004, maître de conférences Université de Pau).

4. Quel a été votre parcours depuis votre doctorat ?

"J’ai été embauchée chez Schlumberger (société leader dans les services pétroliers) à Clamart en février 2006 en tant que "Mechanical Engineer" dans une équipe de support à différents projets de développement et de maintenance des outils de mesure utilisés en exploration et production. En octobre 2008, j’ai commencé un nouveau poste de "Physics Engineer" sur deux projets à la fois (50% chacun). Pour l’un, j’étais en charge de la robustesse d’un capteur acoustique (résistance au chocs, maintien des performances à haute température). Pour l’autre, j’ai étudié la métrologie d’un capteur de débit et d’un capteur d’eau. Dans les deux cas, il s’agissait surtout de concevoir et réaliser des essais pour vérifier les performances des capteurs par rapport au cahier des charges "client". En février 2010, je suis partie en congé maternité. Depuis mon retour fin août, je suis "Product Quality Engineer" pour une ligne de production. » (Cécile Lionnet, ENSTA 2003, thèse Cifre Renault 2006)

"En 2008 : Post-Doc au Groupe d’acoustique de l’Université de Sherbrooke (Sherbrooke, Québec, Canada) avec le soutien financier de la DGA. J’ai pu me perfectionner dans l’un des plus grands laboratoires d’Amérique du Nord dans le domaine de l’acoustique sur la problématique du contrôle actif. De 2009 à 2010 : Post-Doc dans le même laboratoire (GAUS) sur une problématique nouvelle de détection de défauts dans les structures aéronautiques par ondes ultrasonores en partenariat avec Bombardier Aerospace et L3-MAS (Défense canadienne)". (Nicolas Quaegebeur, ENSTA 2004, thèse EDX 2007, ingénieur de recherche Université de Sherbrooke, Québec)

5. Quel est votre métier aujourd’hui ?

"Aujourd’hui, je suis "Product Quality Engineer" pour une ligne de production à Schlumberger (Clamart, France). Cela couvre trois missions principales : m’assurer qu’un système de gestion de la qualité est opérationnel, promouvoir les initiatives d’amélioration continue et faire en sorte que le personnel de l’atelier connaisse les standards et les applique au quotidien. C’est très riche humainement car je suis en lien direct avec les membres de l’atelier de fabrication, les personnes chargées de l’approvisionnement des pièces, les ingénieurs fabrication etc. Sur le plan technique, il s’agit surtout d’analyser des problèmes, d’en trouver la cause racine pour pouvoir mettre en place les actions préventives. D’ailleurs, les connaissances en statistique développées pendant ma thèse me sont utiles pour analyser les causes de variabilité du processus de fabrication". (Cécile Lionnet, ENSTA 2003, thèse Cifre Renault 2006)

"Je suis ingénieur d’études thermohydrauliques dans le Département de Fonctionnement de Réacteurs et Analyse d’Accidents. Comme le font de plus en plus d’entreprises en France, AREVA NP a tenu compte de ma thèse en tant qu’une première expérience professionnelle". (Carmen Martínez Valentín-Gamazo, Ingénieur Université Complutense de Madrid 2002, doctorat bourse Cemagref-région IDF 2009, ingénieur de recherche Areva).